Lorsqu’on s’est connu au début de la faculté, on était des simples étudiants, vivant avec nos joies et nos galères. Des jeunes étudiants fraichement sortis de l’école secondaire à qui l’indépendance et l’autonomie tendaient les bras. Dans nos petits bonheurs, la discrétion était la dernière de nos préoccupations. Mais avec l’âge, la sagesse nous a conquis. Certains ont commencé à agir incognito, à vivre d’heureuses histoires purement fantastiques. Au cours de notre dernière année, moralement, spirituellement et physiquement, elle a littéralement dépassé les standards de la métamorphose.
Les journées interminables à l’hôpital qui nous consumaient tous n’avaient aucun effet sur elle. Elle avait une source d’énergie inépuisable. A voir son bien-être, elle était une intruse dans sa bande de maigrichons. La discrétion était devenue sa vertu, sauf que son humour et son visage la trahissait. Dans son crew, sa réputation était celle de la plus humoriste parmi les humoristes, de la plus heureuse parmi celles qui mènent une vie de bonheur. Mais tel un agneau, elle restait tout de même humble. Sa joie de vivre et son bonheur étaient ceux d’un enfant à qui on accorde de ne pas aller à l’école.
Et dire que dans les 24h, elle ne dormait que 4h la nuit. C’était la femme aux gardes dans toutes leurs formes. Grace à la magie de la technologie moderne, elle se laissait déportée loin au-delà des tropiques d’où elle puisait toute son énergie. Elle avait soif de plus de subtilité, de plus de finesse. Elle en avait trouvé sous d’autres cieux. Qui aurait pu croire que sous son apparence rieuse ardait la plus belle des folies ? pas moi en tout cas.
Un amour audacieux
« Je me marie bientôt ». Telle est la réponse à toutes les questions que tout le monde se posait sur sa métamorphose. « Ça a été spontané, je n’ai pas eu à calculer, j’ai juste senti que c’était le moment. Et quand on aime, ça devient facile » ; m’avait-elle répondu quand j’essayais de comprendre comment elle avait su que c’était le bon moment pour se caser.
L’amour pour elle c’est ce sentiment d’affection, cette cagoule des défauts de l’autre ; ce besoin de se soucier du bien-être de l’autre sans attendre rien en retour. L’amour c’est le cœur qui bat, le rêve qui vit, cette belle folie qui la secoue actuellement et qui l’a poussé à dire OUI pour la vie ; pour le meilleur et pour le pire.
Sans se soucier du qu’en-dira-t-on, elle a écouté son cœur et elle va bientôt quitter les siens pour un seul élu ; son âme-sœur. Et ce n’est ni le confinement, ni le climat hivernal du pays de l’oncle Sam qui va l’empêcher d’honorer sa promesse. Tous les obstacles semblent tellement futiles devant cette passion si capricieuse, si audacieuse qui n’a aucun compte à rendre à la volonté. Aucune frontière ; aucune loi quand la nécessité et le cœur s’en mêlent ; telle la partie immergée de l’iceberg.
Du Bout Du Monde, on te souhaite une belle et heureuse vie chère N.G
